Lundi 12 juillet 2010
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Jésus, les francs maçons, les Templiers, le Vatican, un
message caché, des codes secrets... Et bien non, il ne s’agit ni du « Da Vinci code » ni du « Symbole perdu » de Dan Brown, ni du
« Dernier templier » de Raymond Khoury, ni du « 8 » de Katherine Neville, mais du « Testament des siècles » de Henri Loevenbruck.
« Le siècle prochain sera religieux ou ne sera pas », cette fameuse
citation, attribuée probablement à tort à André Malraux, semble avoir servi de leitmotiv à tous ces auteurs qui ne cessent de rivaliser d’imagination pour nous entrainer sur les traces de leurs
héros respectifs traquant « Le Message ». Un « Message » qui aurait à chaque fois miraculeusement traversé les
siècles à l’abri des esprits curieux et malfaisants et qui, s’il était révélé à la face du monde, remettrait en cause les fondements même de notre civilisation et des principales
religions.
Leonard de Vinci et la Joconde, Albrecht Dürer et ses carrés magiques,
Isaac Newton, Charlemagne, Napoléon Bonaparte font partie de la galerie des personnages historiques sensés apporter une touche d’authenticité aux différents scenarios. Si l’on ajoute à cette
liste les sociétés plus ou moins secrètes - sans oublier le Vatican - qui tentent à tout prix de dissimuler la vérité ou au contraire de se l’approprier pour en tirer profit, on a fait
le tour des principaux points communs entre tous ces romans que l’on peut classer dans la rubrique « thrillers pseudo historico mystiques ». On trouve encore pas mal de similitudes dans le profil des personnages principaux,
généralement des gens presque ordinaires qui se muent en héros malgré eux, se retrouvent impliqué dans de folles courses poursuites, sont pourchassé par des tueurs à gage, sont soupçonnés à tort
de crimes qu’ils n’ont pas commis… Pour résumé, chacune de ces histoires contient tous les ingrédients d’une chasse aux trésors pour adulte dont
l’objectif est de maintenir le lecteur en haleine jusqu’à la dernière ligne.
Seuls les « accessoires » varient d’une histoire à l’autre. Nos
héros partent à la recherche des pièces d’un jeu d’échec ayant appartenu au calife de Bagdad et disséminées aux quatre coins du monde, ou bien d’une pierre mystérieuse transmise par le Christ à
ses disciples sur le mont Thabor, ou encore d’un encodeur mécanique ayant appartenu aux templiers et reposant aujourd’hui au fond d’un lac artificiel …
Que dire de particulier sur le roman d’Henri Loevenbruck ? Un style de
narration toujours agréable à la première personne que j’ai découvert dans le « Syndrome Copernic », des personnages somme toute attachants, une romance qui se déroule en parallèle de
la trame principale, un héros un peu « paumé ».
Les détails sur les éléments inventés par l’auteur sont très réalistes (on
ne peut d’ailleurs s’empêcher d’aller faire des vérifications sur Internet une fois le livre terminé), et les parties réellement historiques sont particulièrement bien
expliquées.
Il est également amusant de relever le nom des personnages que l’on
retrouve d’un roman à l’autre avec parfois même un profil assez similaire (« Sphynx » - hacker, Badji - garde du corps…, Damien Louvel – personnage principal…).
J’ai nettement préféré « le Syndrome Copernic » au
« Testament des siècles » pour l’originalité de son scenario, mais Je me réjouis déjà de découvrir les autres romans de Loevenbruck.
Jean-Claude
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