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verdict du plomb
"Le verdict du plomb",
Michael Connelly

Dans ma pile à lire

Hitonari Tsuji: Pianissimo Pianissimo
Romain Sardou: Sauver Noël, L'arche de Noël
Russell Banks: Affliction
Martin Suter: Un ami parfait

Mes dernières lectures

 

SelectionUlike

 

Jean-Michel Guenassia
Le club des incorrigibles optimistes

Raymond Khoury
Le dernier templier

Henri Loevenbruck
Le syndrome Copernic

Anna Sam
Les tribulations d'une caissière

Présentation

Liste des auteurs

Alberoni Francesco
      - Je t'aime

Allende Isabel
      - Eva Luna

Auster Paul
      - Brooklyn Follies
      - Léviathan

Atkinson Kate
      - La souris bleue

Barbery Muriel
      - L'élégance du hérisson
      - Une gourmandise

Baricco Alessandro
      - Soie

Barjavel René
      - La nuit des temps

Bauchau Henry
      - Antigone
      - Le boulevard périphérique

Bégaudeau François
      - Entre les murs

Belletto René
      - La Machine

Bello Antoine
      - Les éclaireurs
      - Les falsificateurs

Berger John
      - Un métier idéal

Bleys Olivier
      - Semper Augustus

Blondin Antoine
      - Les enfants du bon Dieu

 

Bobin Christian

      - Les ruines du ciel

Bouvier Nicolas
      - Le poisson scorpion

Bovard Jacques-Etienne
      - Les Nains de jardin

 

Boyd William

      - Orages ordinaires

Brink André
      - L'amour et l'oubli

      - Mes bifurcations

Brune Elisa
      - Alors heureuse... croient-ils!

 

Camus Albert

      - La chute

 

Carrère Emmanuel

      - D'autres vies que la mienne

Case John
      - Syndrome

Cauvin Patrick
      - Belange
      - Menteur

Céline Louis-Ferdinand

      - Voyage au bout de la nuit

 

Charles David
      - La part du vide

Chattam Maxime
      - In Tenebris

      - La promesse des ténèbres

Chessex Jacques
      - La Confession du Pasteur Burg

Claudel Philippe
      - Le rapport de Brodeck

Coben Harlan
      - Dans les bois
      - Promets-moi

Coe Jonhatan
      - La pluie, avant qu'elle tombe

Collectif
      - Les tribulations d'un voyageur helvétique

Connelly Michael
      - Les égouts de Los Angeles

Cunéo Anne
      - Zaïda

Dai Sijie
      - Balzac et la petite tailleuse chinoise

Deghelt Frédérique
      - La grand-mère de Jade

Delecroix Vincent
      - La chaussure sur le toit

Delerm Philippe
      - Le Bonheur

Depestre René
      - Eros dans un train chinois

Desarthe Agnès
      - Mangez-moi

 

Djian Philippe

      - Bleu comme l'enfer

      - Lent dehors

Dubois Jean-Paul
      - Les accommodements raisonnables

      - Je pense à autre chose

Duong Thu Huong
      - Terre des oublis

Durrell Lawrence
      - Affaires urgentes
      - Justine
      - Balthazar

Duve (de) Christian
      - A l'écoute du vivant

Etxebarria Lucia
      - Ce que les hommes ne savent pas

Exbrayat Charles
      - Le temps se gâte à Zakopane

Ferry Luc
      - Apprendre à vivre

Figerou Jean
      - Dame pipi

Fiszman Véronique
      - Les voisins

Ford Richard
      - L'état des lieux

Fournier Jean-Louis
      - Satané Dieu!

Fra Roberto
      - Du mouron pour les mous ronds

Gallay Claudie
      - Les déferlantes

Gattégno Jean-Pierre
      - Avec vue sur le royaume

Gavalda Anna
      - L'échappée belle
      - La consolante

Grimes Martha
      - L'inconnue de la crique

Grozdanovitch Denis
      - Brefs aperçus sur l'éternel féminin
      - Rêveurs et nageurs

 

Guenassia Jean-Michel

      - Le club des incorrigibles optimistes

 

Hayder Mo

      - Birdman


Heinicken Veit

      - Les requins de Trieste


Hiaasen Carl
      - Striptease

Huston Nancy
      - Lignes de faille 

Ishiguro Kazuo
      - Auprès de moi toujours

Izzo Jean-Claude
      - Trilogie marseillaise
      - Vivre fatigue

Jardin Alexandre
      - Chaque femme est un roman

Jauffret Régis
      - Asiles de fous

Khadra Yasmina
      - Les sirènes de Bagdad

 

Khoury Raymond

      - Le dernier templier

King Stephen
      - Cellulaire

Kingsolver Barbara
      - Les yeux dans les arbres

Kodama Paul
      - La nuit du chômeur

Lapeyre Patrick

      - L'homme-soeur

 

Larsson Björn
      - Le rêve du philologue

Lee Harper
      - Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur


Lenz Siegfried
      - La leçon d'allemand

Leon Donna

      - De sang et d'ébène

      - Mort à la Fenice


Lessing Doris
      - Les Grands-mères 

Levy Marc
      - Les enfants de la liberté

Levy Marcel
      - La vie et moi

Lodge David
     - La vie en sourdine

 

Loevenbruck Henri

      - Le syndrome Copernic

      - Le testament des siècles

Lovey Catherine
      - Cinq vivants pour un seul mort

Malva
      - Portraits à la dérive

 

Makine Andreï

      - La vie d'un homme inconnu

Matthieussent Brice
      - Vengeance du traducteur

Maupassant (de) Guy
      - Une vie

McCall Smith Alexander
      - Le bon mari de Zebra Drive
      - Le club des philosophes amateurs

McCarthy Cormac
      - La route

McEwan Ian
      - Sur la plage de Chesil

Mc Kinley Tamara
      - La dernière valse de Mathilda

Mercier Pascal
      - Train de nuit pour Lisbonne

Meyer Deon
      - Les soldats de l'aube

Moore Viviane
      - Ombre japonaise
      - Tokyo des ténèbres 

 

Mouly Claudine

      - Gron-mère, pourquoi tu plonges?


Nothomb Amélie
      - Attentat
      - Journal d'Hirondelle
      - Métaphysique des tubes

Nourrissier François
      - Roman volé

O'Faolain Nuala
      - Best Love Rosie

Oster Christian
      - Trois hommes seuls

Paasilinna Arto
      - Un homme heureux

Pennac Daniel
      - Chagrin d'école
      - Comme un roman
      - Le dictateur et le hamac
      - Au bonheur des ogres
      - La fée carabine
      - La petite marchande de prose
      - Des Chrétiens et des Maures
      - L'oeil du loup

Perec Georges
     - Les choses

Pessl Marisha
      - La physique des catastrophes

Poe Edgar Allan
      - Histoires extraordinaires

Prior Lily
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Quiriny Bernard
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Rahimi Atiq
      - Syngué Sabour

Rambaud Patrick
      - Deuxième chronique du règne de Nicolas Ier
      - Troisième chronique du règne de Nicolas Ier

Ravalec Vincent
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Revaz Noëlle
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Riel Jorn
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      - Ceci n'est pas une biographie de Magritte


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Sam Anna

      - Les tribulations d'une caissière

 

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Schmitt Eric-Emmanuel
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Simmons Dan
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Somoza José-Carlos
      - Clara et la pénombre

Sparks Nicholas
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Strasser Todd

      - La vague

Styron William
      - Face aux ténèbres

Teulé Jean
      - La loi de la gravité

Tolstoï Léon
      - La mort d'Ivan Ilitch

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      - Mémoires anonymes 
 
Tsuji Hitonari
      - En attendant le soleil
      - L'arbre du voyageur

van Cauwelaert Didier
      - Poisson d'amour


Vargas Fred 
      - L'homme à l'envers
      - Pars vite et reviens tard


Walls Jeannette
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Jeudi 26 août 2010 4 26 /08 /2010 12:34

chute

 

L'avantage des livres pour les collégiens c'est que le citoyen lambda, parmi lesquels je me compte, peut mieux situer un chef d'oeuvre comme celui-ci.


Dans ce très beau texte, un avocat raconte à un concitoyen de passage à Amsterdam sa vie, son égoïsme, son autosatisfaction, sa condition humaine, ses angoisses. L'Algérie, sans être citée, est omniprésente pour Camus. La responsabilité de la France dans le gâchis algérien mène droit au thème de la culpabilité. Ce livre a paru en 1956 quelques années avant la mort de Camus.


Dans le groupement de textes à la fin du livre on trouve de larges citations d'Eschyle, Tristan et Yseult, La Fontaine, Victor Hugo, Malraux (de ce dernier: "juger, c'est, de toute évidence, ne pas comprendre, puisque si l'on comprenait on ne pourrait plus juger.")


Anecdotique: pour le Belge que je suis, Camus a introduit dans son texte le panneau manquant de Juges Intègres, volé à Gand en 1934. Ce tableau n'a jamais été retrouvé. Comme le monstre du Loch Ness, il réapparaît régulièrement dans les quotidiens de Belgique.
Pour les puristes, une écriture magnifique: ..."Quand je vivais en France, je ne pouvais rencontrer un homme d'esprit sans qu'aussitôt j'en fisse ma société".

 

Amitiés respectueuses,

 

Guy.

Par Guy - Publié dans : Critiques de livres - Communauté : Mes livres préférés
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Samedi 21 août 2010 6 21 /08 /2010 19:11

gron mere

 

C'est la question posée par une fillette de 3 ans à sa grand-mère plongeuse.
Claudine Mouly, que j'ai l'honneur de compter parmi mes distingués correspondants, est actuellement âgée de - euh - plus de 80 ans. Elle n'a pas perdu son humour, même si sa forme physique ne lui permet plus les  mêmes exploits de plongeuse avec bouteille.


Dans ce livre qui date de 1996, elle raconte avec talent et beaucoup d'humour ses aventures sous eau autour du globe. En refermant le livre, le lecteur n'ignore plus rien de la plongée sous-marine même s'il a peur de plonger la tête dans sa baignoire.


Entre temps la petite fille, Cécile, est devenue étudiante en médecine, faisant la fierté de gron-mère.

 

Petit appel du pied à vous, mes amis: Claudine vient d'écrire un nouvel opus. Elle y raconte ses rencontres avec divers médecins dans l'exercice de leur fonction. Tout cela sans aucune méchanceté, et avec beaucoup de spontanéité. Elle cherche un éditeur. Si jamais vous en connaissez un, envoyez-moi un petit mot. Je ferai suivre.

 

Amitiés en apnée,

 

Guy.

Par Guy - Publié dans : Critiques de livres - Communauté : Les lectures de Florinette
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Jeudi 5 août 2010 4 05 /08 /2010 14:16

voyage au bout nuit

 

 Un formidable moment de lecture, doublé du plaisir de la découverte du livre en audio. Les déboires de Ferdinand Bardamu, d'abord comme soldat volontaire pendant la boucherie de 14-18, ensuite en Afrique, du temps des colonies, puis aux Etats-Unis au moment de la grande crise, pour terminer comme médecin dans la France d'avant la deuxième guerre mondiale.

 

Un livre férocement antimilitariste, violemment misanthrope. Un style absolument fulgurant (cette langue est-elle traduisible?). Les personnages secondaires, Robinson, Bébert, Molly, Lola, la vieille Henrouille: des chefs-d'oeuvre épiques.


Le bonhomme Céline, antisémite notoire, a eu de sérieux ennuis après la guerre de 40-45. Il n'en reste pas moins un auteur exceptionnel. Des livres comme celui-ci, on en rencontre très peu dans le cours d'une vie.

 

Amitiés époustouflées,

 

Guy.

Par Guy - Publié dans : Critiques de livres - Communauté : Mes livres préférés
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Vendredi 30 juillet 2010 5 30 /07 /2010 12:11

Portnoy et complexe

 

Je vais encore me faire taper sur les doigts par l'une ou l'autre de mes distinguées correspondantes. Philip Roth reste pour moi plus que jamais un grand monsieur de la littérature américaine, juive et mondiale (dans l'ordre ou le désordre). Obsédé de la quéquette? Oui, et alors? Ne le sommes-nous pas tous à notre façon?


Présentée sous forme de monologue, les révélations d'Alex Portnoy à son psy, le docteur Spielvogel (!), fait d'emblée pénétrer le lecteur dans une famille juive américaine typique (selon Roth): la mère toute-puissante, le père constipé, la soeur héritière du matriarcat et le petit Alex qui découvrira très tôt les plaisirs solitaires, devinez lesquels. Son dépucelage est une vraie scène d'anthologie. Intelligent et brillant, il se conduit avec les femmes en parfait salaud. Profondément névrosé, hypocondriaque et macho à la petite semaine, il raconte ses échecs avec un humour dévastateur qui fait penser à Woody Allen. Ses démêlés avec Le Singe (!), petite amie rencontrée sur le trottoir  font courir l'imaginaire du lecteur dans un vrai dédale érotique. Tout cela est drôle, foisonnant et explose de santé.


Portnoy est le précurseur de Nathan Zuckerman, autre personnage de Roth, qui a fait l'objet de neuf romans.

 

Amitiés petite bête qui monte, qui monte,

 

Guy.

 

Par Guy - Publié dans : Critiques de livres - Communauté : Mes livres préférés
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Samedi 24 juillet 2010 6 24 /07 /2010 16:18

requins triesteLes requins de Trieste - Veit Heinicken - lu par François Berland.

 

Les aventures du commissaire Proteo Laurenti dans une ville de tous les trafics. Trieste se situe au nord de l'ex-Yougoslavie sur la mer Adriatique. Territoire italien, on y parle aussi le slovène. Sa situation en a fait historiquement une plaque tournante.

 

Les personnages du livre, interprétés par un François Berland en pleine forme, grenouillent et magouillent à qui mieux mieux sous le regard médusé du commissaire italien, incorruptible comme il se doit.

 

À conseiller à ceux qui cherchent un peu de dépaysement géographique et policier.

 

Amitiés traficoteuses,


Guy.

Par Guy - Publié dans : Critiques de livres - Communauté : partageons nos lectures
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Lundi 19 juillet 2010 1 19 /07 /2010 18:04

lent dehors

Encore un roman de Djian à mon actif. Étonnamment optimiste d’ailleurs pour un roman de Djian. Ni tout à fait un « road movie » du genre « Bleu comme l’enfer », ni tout à fait ce que l’on appelle généralement une « saga » familiale. Le narrateur, qui vient de se faire abandonner (à raison ?) par sa femme, part faire le point sur sa vie dans une petite maison isolée au bord de l’océan à Cape Cod, Etat du Massachusetts, USA. Durant plus de 300 pages, le récit alterne constamment entre les années 50-60, époque durant laquelle notre héros va passer de l’enfance à l’adolescence puis à l’âge adulte, et les années 80, époque de sa remise en question. On assiste bien sûr à ses premiers émois sexuels mais les descriptions de ces expériences restent softs comparées à celles que l’on retrouve par exemple dans « Vers chez les Blancs ». Grâce aux nombreux extraits du journal intime de sa femme, journal que celle-ci tenait durant cette même période, on a accès simultanément aux points de vue des deux principaux protagonistes du roman ce qui est assez amusant.

Bien que l’on y retrouve le style de Djian, ce livre est sensiblement moins violent et moins cynique que la plupart de ses ouvrages que j’ai lu jusqu’à maintenant. Il me rappelle d’ailleurs par certains côtés « Le club des incorrigibles optimistes » de Jean-Michel Guenassia. Est-ce le profil du héros, l’époque à laquelle se déroule l’histoire, le rythme du livre, qui comme sont titre l’indique reste toujours assez lent ? Un peu de tout je suppose.

Jean-Claude

Par Jean-Claude - Publié dans : Critiques de livres - Communauté : Salon Lecture
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Lundi 12 juillet 2010 1 12 /07 /2010 12:13

testament des sièclesJésus, les francs maçons, les Templiers, le Vatican, un message caché, des codes secrets... Et bien non,  il ne s’agit ni du « Da Vinci code » ni du « Symbole perdu » de Dan Brown, ni du « Dernier templier » de Raymond Khoury, ni du « 8 » de Katherine Neville, mais du « Testament des siècles » de Henri Loevenbruck.

 

« Le siècle prochain sera religieux ou ne sera pas », cette fameuse citation, attribuée probablement à tort à André Malraux, semble avoir servi de leitmotiv à tous ces auteurs qui ne cessent de rivaliser d’imagination pour nous entrainer sur les traces de leurs héros respectifs traquant « Le Message ». Un « Message » qui aurait à chaque fois miraculeusement traversé les siècles à l’abri des esprits curieux et malfaisants et qui, s’il était révélé à la face du monde, remettrait en cause les fondements même de notre civilisation et des principales religions.

Leonard de Vinci et la Joconde, Albrecht Dürer et ses carrés magiques, Isaac Newton, Charlemagne, Napoléon Bonaparte font partie de la galerie des personnages historiques sensés apporter une touche d’authenticité aux différents scenarios. Si l’on ajoute à cette liste les sociétés plus ou moins secrètes  -  sans oublier le Vatican -  qui tentent à tout prix de dissimuler la vérité ou au contraire de se l’approprier pour en tirer profit,  on a fait le tour des principaux points communs entre tous ces romans que l’on peut classer dans la rubrique « thrillers pseudo historico mystiques ». On trouve encore pas mal de similitudes dans le profil des personnages principaux, généralement des gens presque ordinaires qui se muent en héros malgré eux, se retrouvent impliqué dans de folles courses poursuites, sont pourchassé par des tueurs à gage, sont soupçonnés à tort de crimes qu’ils n’ont pas commis… Pour résumé, chacune de ces histoires contient  tous les ingrédients d’une chasse aux trésors pour adulte dont l’objectif est de maintenir le lecteur en haleine jusqu’à la dernière ligne.

 

Seuls les « accessoires » varient d’une histoire à l’autre. Nos héros partent à la recherche des pièces d’un jeu d’échec ayant appartenu au calife de Bagdad et disséminées aux quatre coins du monde, ou bien d’une pierre mystérieuse transmise par le Christ à ses disciples sur le mont Thabor, ou encore d’un encodeur mécanique ayant appartenu aux templiers et reposant aujourd’hui au fond d’un lac artificiel …

Que dire de particulier sur le roman d’Henri Loevenbruck ? Un style de narration toujours agréable à la première personne que j’ai découvert dans le « Syndrome Copernic », des personnages somme toute attachants, une romance qui se déroule en parallèle de la trame principale, un héros un peu « paumé ».

Les détails sur les éléments inventés par l’auteur sont très réalistes (on ne peut d’ailleurs s’empêcher d’aller faire des vérifications sur Internet une fois le livre terminé), et les parties réellement historiques sont particulièrement bien expliquées.

Il est également amusant de relever le nom des personnages que l’on retrouve d’un roman à l’autre avec parfois même un profil assez similaire (« Sphynx » - hacker, Badji - garde du corps…, Damien Louvel – personnage principal…).

J’ai nettement préféré « le Syndrome Copernic » au « Testament des siècles » pour l’originalité de son scenario, mais Je me réjouis déjà de découvrir les autres romans de Loevenbruck.

Jean-Claude

Par Jean-Claude - Publié dans : Critiques de livres - Communauté : Salon Lecture
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Jeudi 8 juillet 2010 4 08 /07 /2010 23:43

orages ordinaires

 

 Adam Kindred, jeune climatologue, se trouve mêlé malgré lui à un crime sordide. Il plonge, et se retrouve comme Robinson en plein Londres. Avec un tueur sanguinaire à ses trousses.

William Boyd fait ici une reconversion plutôt réussie dans le thriller. Dans son style épuré (et grâce à une traduction comme toujours impeccable de Christiane Besse), il arrive à faire croire à une histoire invraisemblable.


La loi de la jungle dans la grande ville, les multinationales pharmaceutiques, les églises marginales, un peu d'amour pour faire bonne mesure, on y trouve pour tous les goûts.

 

Une bonne lecture pour les vacances.

 

Amitiés de la Tamise,

 

Guy.

Par Guy - Publié dans : Critiques de livres - Communauté : Mes livres préférés
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Lundi 5 juillet 2010 1 05 /07 /2010 16:36

biographie magritte

 

Une fois n'est pas coutume : un texte consacré à l'un des peintres importants du siècle dernier. René Magritte (1898-1967) a fait partie des surréalistes, mouvement illustré par Salvador Dali.
L'originalité du travail de Jacques Roisin réside dans son travail de terrain. Il a rencontré de nombreux survivants, famille, amis ou descendants de ceux-ci. Il s'est cantonné aux 28 premières années du peintre, bien avant la reconnaissance de son travail par ses pairs et par le public. Magritte lui-même s'est toujours refusé à donner une interprétation de ses tableaux. Il se méfiait de la psychologie et détestait la psychanalyse.


Après une jeunesse agitée dans la région de Charleroi, il se rend à Bruxelles pour suivre (de loin) des cours de peinture. Il y retrouvera Georgette, son amie de jeunesse, qu'il ne quittera pas jusqu'à sa mort. La reconnaissance internationale ne viendra qu'après la Deuxième Guerre mondiale, mais ceci n'est pas l'objet du livre.


Un très beau travail d'investigation, sans concessions. Paradoxalement, la connaissance de l'homme Magritte, avec ses côtés obscurs, permet d'apprécier l'artiste mystérieux et par moments fulgurant.

 

Amitiés trompe l'oeil,

 

Guy.

Par Guy - Publié dans : Critiques de livres - Communauté : Mes livres préférés
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Dimanche 27 juin 2010 7 27 /06 /2010 20:19

bleu comme l'enfer

 

Un des premiers si ce n’est le premier roman de Philippe Djian. Un « road movie » complètement déjanté. Des personnages  bruts de décoffrage, sans compromission, des paumés pour qui l’avenir se limite à la prochaine bière, au prochain joint, à la prochaine halte au bord de la route. Des lieux indéterminés qui font parfois penser au sud des Etats-Unis, on s’imagine « Bagdad Café ». Une atmosphère crispante. Des scènes de  sexe assez crues. On se doute que tout ça va mal finir. En fait on ne saura même pas comment tout ça fini.

 

Pas de moralité, pas de thèse pas de message, simplement une histoire qui tourne plus ou moins mal au fur et  à mesure que les protagonistes (on ne va pas parler de héros)  parviennent ou ne parviennent pas à maitriser leur émotions. Amour, haine, ego, envie, désir, jalousie tout y passe.

Même si l’on est tenté d’établir un parallèle avec certains passages que l’on trouve dans « La Promesse des ténèbres » de  Maxime Chattam, on ne sent pas ici de côté sadique ou gore et la violence y est moins perverse. Les personnages  sont comme ça, la nature humaine est comme elle est, c’est le destin, on y peut rien. Des moments de calme et des brins de poésie réussissent même à se glisser au milieu de toute cette fureur, permettant à des cactus de fleurir en paix.

 

On sent déjà poindre le genre qui va faire la réputation de Djian au fil de son œuvre.

Le style : des phrases interminables, des propositions, sans rapport les unes avec les autres simplement séparées par des virgules et qui font la longueur d’une page. Une écriture très particulière qui ne facilite pas la lecture mais qui colle bien avec l’histoire.

 

Que dire si ca avait été mon premier Djian ? Ce ne sera en tous cas pas le dernier.

 

Jean-Claude

Par Jean-Claude - Publié dans : Critiques de livres - Communauté : Salon Lecture
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